Retraite à l’étranger pour plus de 6 mois : Ce qui change dans la nouvelle loi

À partir du 1er janvier 2025, les retraités français expatriés seront confrontés à des réformes majeures destinées à lutter contre les fraudes aux prestations sociales, évaluées à plusieurs milliards d’euros chaque année. Parmi ces nouvelles obligations figurent une déclaration annuelle obligatoire des revenus, le renforcement drastique des conditions de résidence (en particulier pour les bénéficiaires de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées – ASPA), ainsi que des contrôles biométriques par reconnaissance faciale et une surveillance accrue des déplacements internationaux via le fichier PNR. Quelles seront les conséquences de ces mesures sur les revenus et le quotidien des retraités vivant à l’étranger ?

Les points clés à retenir :

  • Dès janvier 2025, les retraités expatriés devront déclarer annuellement leurs revenus sous peine de suspension des pensions
  • Contrôles renforcés : justificatifs fréquents exigés pour prouver une résidence minimale en France (9 mois par an pour l’ASPA)
  • Introduction probable du contrôle biométrique (reconnaissance faciale) pour vérifier l’identité des pensionnés expatriés
  • Surveillance accrue des voyages via le fichier PNR pour traquer les séjours à l’étranger

Plan global anti-fraude : Pourquoi le gouvernement renforce-t-il les contrôles des retraités expatriés ?

Face à une hausse notable des fraudes estimées à plusieurs milliards d’euros par an, le gouvernement français a décidé de durcir le contrôle des pensions versées aux retraités résidant à l’étranger. Ce nouveau dispositif permettrait à l’État d’économiser près d’un milliard d’euros chaque année tout en garantissant une plus grande équité entre les pensionnés vivant en France et ceux à l’étranger.

Concrètement, l’une des mesures clés de ce plan est l’obligation pour les retraités expatriés de transmettre chaque année à l’administration fiscale française une déclaration complète et détaillée de leurs revenus. Cette formalité renforcée vise à prévenir efficacement les versements injustifiés et les abus liés aux prestations sociales comme l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA).

En cas de non-respect ou d’oubli de cette déclaration annuelle obligatoire, les pensionnés s’exposent à une suspension immédiate, voire à la suppression définitive de leurs prestations jusqu’à ce qu’ils régularisent leur situation. Il devient ainsi primordial pour les retraités concernés de veiller scrupuleusement au respect de cette obligation, afin de préserver durablement leur droit à pension.

Contrôles renforcés : Ce qui vous attend dès 2025

Afin de lutter activement contre la fraude sociale, le gouvernement a décidé d’intensifier et de systématiser les contrôles effectués auprès des retraités vivant à l’étranger. À partir de janvier 2025, les pensionnés expatriés devront s’attendre à recevoir plus régulièrement des demandes officielles visant à justifier précisément leur résidence fiscale ainsi que leurs sources de revenus.

Ces contrôles pourront notamment prendre la forme de courriers aléatoires envoyés par l’administration française, imposant aux retraités expatriés de fournir des preuves concrètes (factures, justificatifs fiscaux, documents officiels) démontrant leur présence effective en France durant la période minimale requise. L’objectif est clair : garantir que seules les personnes respectant strictement les conditions légales continuent à percevoir leurs pensions de retraite ou allocations sociales.

Pour renforcer encore davantage ce dispositif, le gouvernement prévoit de multiplier les accords de coopération bilatéraux avec les autorités fiscales et administratives d’autres pays. Ces partenariats faciliteront grandement l’échange d’informations sensibles sur les retraités expatriés, incluant notamment des données liées à l’état civil, au lieu réel de résidence et aux déclarations fiscales.

Ces échanges d’informations permettront une vérification approfondie et régulière de la situation des pensionnés expatriés, limitant ainsi considérablement les risques de fraude sociale et d’usurpation d’identité.

Contrôle biométrique : La reconnaissance faciale bientôt obligatoire ?

Dans sa stratégie globale de lutte contre la fraude aux pensions, le gouvernement français envisage sérieusement d’utiliser la biométrie comme nouvel outil de vérification de l’identité des retraités vivant à l’étranger. Depuis 2021, une expérimentation pilote basée sur la reconnaissance faciale a été menée avec succès auprès d’un groupe de retraités volontaires. Ces derniers ont utilisé une application mobile dédiée, permettant ainsi aux autorités françaises d’attester facilement leur identité et leur « preuve de vie ».

Cette technologie biométrique pourrait être généralisée à plus grande échelle à partir de 2025, constituant ainsi un dispositif complémentaire puissant pour s’assurer que les pensions de retraite sont bien versées aux bénéficiaires légitimes. Grâce à la biométrie, l’administration entend sécuriser davantage le processus de contrôle, en limitant les risques d’usurpation d’identité ou de fraudes sur les pensions versées à l’étranger.

Cependant, le déploiement massif de la reconnaissance faciale auprès des retraités expatriés suscite également de vives inquiétudes concernant la protection des données personnelles. Les données biométriques, extrêmement sensibles, nécessitent un traitement sécurisé et rigoureusement encadré par la loi. Conscient de ces préoccupations, le gouvernement français s’est engagé à garantir une sécurité maximale des informations personnelles collectées, conformément au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).

Quelles conséquences pour les retraités expatriés avec la nouvelle loi ?

Les nouvelles dispositions annoncées par le gouvernement auront des répercussions importantes pour les retraités vivant à l’étranger dès janvier 2025. Les expatriés qui passent la majorité de leur temps hors du territoire français devront désormais justifier de façon régulière et approfondie leur résidence effective en France, afin de pouvoir continuer à bénéficier pleinement de leurs pensions et allocations sociales.

Durée minimale de résidence en France portée à 9 mois pour l’ASPA

L’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA), destinée à soutenir financièrement les retraités aux faibles revenus, est directement concernée par cette réforme. Alors qu’auparavant la condition de résidence minimale en France était fixée à six mois par an, la législation change : à partir du 1er janvier 2025, les bénéficiaires de l’ASPA devront impérativement résider en France pendant au moins neuf mois par an.

Cette nouvelle exigence s’aligne désormais sur celle du Revenu de Solidarité Active (RSA), dans une volonté d’uniformiser les conditions d’éligibilité aux principales prestations sociales françaises.

Lutter contre les abus et sécuriser les prestations

La mesure vise prioritairement à endiguer les abus constatés ces dernières années, où certains retraités continuaient de percevoir des aides sociales tout en passant l’essentiel de leur temps à l’étranger. En imposant une présence plus régulière et prolongée sur le territoire national, le gouvernement souhaite garantir que ces allocations soient versées uniquement aux personnes respectant rigoureusement les conditions de résidence et ayant un réel besoin d’accompagnement financier.

Quelles sont les conséquences pour les retraités expatriés ?

Les nouvelles mesures du gouvernement ne manqueront pas d’avoir un impact sur les retraités vivant à l’étranger. Ceux qui passent la majeure partie de l’année hors de France devront désormais prouver leur résidence plus fréquemment et respecter les nouvelles conditions de séjour pour continuer à percevoir leurs pensions. Ces réformes pourraient entraîner une réduction des revenus pour certains retraités, notamment ceux qui ne peuvent pas se conformer aux nouvelles exigences de résidence.

L’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est une aide financière destinée aux personnes âgées ayant de faibles revenus. Jusqu’à présent, pour continuer à percevoir cette allocation, les bénéficiaires devaient résider en France pendant au moins six mois par an. Cependant, la nouvelle législation apporte un ajustement significatif à cette condition de résidence. Désormais, les pensionnés de l’ASPA vivant partiellement à l’étranger devront résider en France pendant au moins neuf mois par an pour continuer à bénéficier de cette aide. Cette nouvelle exigence, qui s’aligne sur celle requise pour le Revenu de solidarité active (RSA), uniformise les conditions de séjour principal en France pour plusieurs prestations sociales.

Cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2025, vise principalement à réduire les abus liés à la fraude sociale, où certains bénéficiaires pourraient passer la majeure partie de l’année hors de France tout en continuant à percevoir des allocations. En imposant une période de résidence plus longue, le gouvernement espère s’assurer que ces aides sont versées à ceux qui en ont réellement besoin et qui respectent les conditions de séjour sur le territoire national.

Surveillance renforcée des séjours à l’étranger : Quels impacts sur votre pension retraite ?

Afin de garantir l’application effective des nouvelles règles de résidence imposées aux retraités expatriés, le gouvernement français envisage de recourir à une surveillance accrue des déplacements internationaux via le fichier Passenger Name Record (PNR). Ce fichier, initialement conçu pour lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière, enregistre systématiquement les données des passagers lors de leurs déplacements aériens (dates de voyage, itinéraires, lieux de départ et d’arrivée, informations d’identité).

En exploitant les données du fichier PNR, l’administration pourra ainsi vérifier précisément le temps passé hors du territoire français par les bénéficiaires de l’ASPA et des autres prestations sociales concernées. Cette mesure permettra de contrôler efficacement que les retraités expatriés respectent bien la nouvelle exigence minimale de 9 mois de résidence en France par an.

Toutefois, la mise en œuvre de cette surveillance renforcée via le fichier PNR nécessite au préalable une autorisation spécifique de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Cet organisme indépendant, garant de la protection des données personnelles des citoyens français, devra s’assurer que l’utilisation du fichier PNR à des fins administratives respecte strictement le cadre légal et réglementaire, notamment en matière de confidentialité et de sécurité des données collectées.

Si cette autorisation est validée par la CNIL, le fichier PNR deviendra alors un dispositif central et incontournable dans le contrôle administratif des séjours à l’étranger des retraités français expatriés, pouvant potentiellement entraîner des sanctions importantes (suspension ou suppression de pension) en cas de non-conformité aux règles établies.

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Les questions les plus posées

Quelles sont les nouvelles conditions de résidence pour les retraités expatriés bénéficiant de l’ASPA ?

La nouvelle législation exige que les bénéficiaires de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) résident en France pendant au moins neuf mois par an, au lieu de six mois comme auparavant, pour continuer à percevoir cette aide.

Quels placements privilégier en tant que retraité expatrié pour compléter mes revenus ?

Les placements recommandés incluent les assurances-vie internationales, les contrats de capitalisation ou encore les comptes titres adaptés aux expatriés permettant une fiscalité optimisée et des revenus réguliers.

Comment transmettre efficacement mon patrimoine à mes héritiers en étant retraité expatrié ?

Il est conseillé d’anticiper votre succession en souscrivant à des contrats d’assurance-vie internationaux, en réalisant des donations stratégiques, et en adaptant votre testament à votre pays de résidence. Un accompagnement patrimonial est essentiel pour optimiser fiscalement cette transmission.

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